6 bonnes raisons de consommer des laitages

1. La meilleure source de calcium

Il est essentiel de tenir compte de la teneur en calcium d’un aliment mais aussi de sa biodisponibilité (c’est à dire la façon dont il est absorbé et donc rendu disponible à l’organisme). En effet, certains légumes et fruits secs ainsi que certaines eaux contiennent une quantité non négligeable de calcium mais leur absorption n’est pas très efficace.
Le meilleur calcium est celui des produits laitiers et fromages qui, non seulement en sont riches, mais dont l’absorption est optimale.

2. Sans les laitages on ne peut couvrir ses besoins en calcium

Le calcium est le minéral essentiel qui contribue à la formation et à la solidité des os et des dents. Nous n’avons que 20 ans pour constituer notre capital osseux ; entre 20 et 50 ans il diminue légèrement mais, ensuite, il chute de manière significative à la ménopause et 10 ans plus tard chez l’homme. L’espérance de vie augmentant, autant éviter les fractures liées à l’ostéoporose à 70 ans !
Pour rappel, les besoins journaliers recommandés pour la population françaises sont :
– 500mg chez le nourrisson
– 700mg de 4 à 6 ans
– 900mg de 7 à 9 ans et chez l’adulte
– 1200mg de 10 à 19 ans, pour la femme ménopausée ainsi que la personne âgée
Sans produit laitier, il est impossible d’atteindre, par l’alimentation, les besoins recommandés. Il faut se fixer au moins 1 produit laitier à chaque repas : un enfant consommant 4 repas, aura 4 laitages et un adulte en consommera au moins 3.

3. L’utilisation des boissons végétales chez le nourrisson est une maltraitance nutritionnelle

Les boissons (on ne peut pas les appeler laits !) à base d’amande, de noisette ou encore de châtaigne ne sont absolument pas indiquées chez l’enfant en bas âge voir même dangereuses. En effet leur composition n’est pas conforme aux recommandations européennes et entraine des carences majeures qui peuvent être fatales. Ces boissons ont un apport énergétique et lipidique insuffisant, ainsi qu’un apport protidique et une teneur en calcium inadaptés. L’ANSES rappelle que le lait maternel est l’aliment le mieux adapté aux besoins du nourrisson. En l’absence d’allaitement ou en complément de celui-ci, seules les préparations pour nourrissons ou les préparations de suite, formulées à partir de protéines animales ou non et autorisées par la réglementation, peuvent couvrir les besoins des bébés.

4. Les produits laitiers maigres sont très utiles au contrôle du poids

Les fromages mis à part, car ils sont souvent riches en graisses, nous trouvons encore de vrais laitages, au lait écrémé ou 1/2 écrémé (donc maigres) et nature avec un excellent apport en protéines et calcium ainsi qu’une faible teneur en sucre. Un yaourt nature, un fromage blanc ou un petit suisse à 0% de matière grasse peut être consommé à chaque repas et en collation sans avoir d’incidence sur la prise de poids. Il aura un effet satiétogène et n’apportera que peu de calories. Si vous les aimez sucrés, vous pouvez y ajouter le fruit ou la compote du repas.
Mais attention, les yaourts brassés, veloutés, à la grecque, aux fruits, les crèmes desserts…peuvent être très gras et très sucrés et avoir un apport parfois moindre en calcium !

5. Une intolérance vraie au lactose est rare en France (4 à 10% de la population)…

…et même si tel est la cas, voici quelques conseils pour améliorer sa tolérance :
Le lactose est le sucre du lait et l’enzyme qui permet son absorption intestinale est la lactase. Si celle-ci est insuffisante, la malabsorption du lactose peut entraîner une fermentation qui engendrera la formation d’acides gras à chaîne courte et des gaz.. Afin d’éviter cet inconfort, et si le diagnostic d’intolérance est posé par un gastro-entérologue, il faut adapter sa consommation de lactose à sa tolérance.
fractionnez les prises d’aliments contenant du lactose sur la journée
un lait entier ou avec du chocolat ou en préparation (béchamel, flan…) sera mieux supporter qu’écrémé et nature
un yaourt, grâce à sa viscosité et parce qu’il contient de la lactase, est en général bien toléré
le fromage, très pauvre en sucre (et donc en lactose), est très bien supporté

6. Les produits laitiers maigres ont un effet protecteur contre l’hypercholestérolémie et l’hyperuricémie (goutte).

De nombreuses études ont montré l’effet bénéfique des produits laitiers sur le risque d’accident vasculaire cérébral et coronarien. Leur consommation a un effet favorable sur la pression artérielle, le poids et le HDL cholestérol.
Des études épidémiologiques sont en faveur d’une réduction de gonarthrose et de la survenue de la goutte ainsi qu’une diminution de la survenue de polyarthrite rhumatoïde chez les consommateurs de laitages.

 

En conclusion, aucune étude scientifique ne justifie des recommandations d’exclusion des produits laitiers (sauf une allergie aux protéines de lait de vache). Les bénéfices des laitages sont établis en prévention de nombreuses pathologies. Ils sont nécessaires à chaque moment de la vie pour créer et maintenir notre capital osseux. Et, même si on peut ressentir quelques troubles digestifs lors de la consommation de lactose, ces symptômes sont bénins et peuvent être évités juste en modifiant ses habitudes de consommation. Ma devise :

1 produit laitier à chaque repas et quelque soit l’âge

Adeline Loucmidis
diététicienne – Nandy